final fantasy 12

final fantasy 12
Il nous aura fait souffrir ce douzième épisode de Final Fantasy en nous imposant une attente interminable pour se livrer enfin à nous dans une version entièrement localisée. Des mois, pour ne pas dire des années de patience, avant de découvrir l'épisode le plus audacieux de toute la saga. Un chef-d'oeuvre incontestable qui nous précipite sans crier gare dans un ailleurs où la magie, l'aventure et la poésie n'ont plus de retenue quand il s'agit de nous entraîner au-delà des limites de ce que peut faire un RPG pour nous étonner.

A quelques heures de sa disponibilité dans l'hexagone, tellement de choses ont été dites et écrites sur Final Fantasy XII que vous savez sûrement déjà tout que vous souhaitiez savoir concernant ce douzième épisode. La raison qui vous a poussé à lire ce test n'a donc sûrement rien à voir avec la curiosité, mais elle trahit sans doute plutôt une envie de pousser l'impatience jusqu'à son paroxysme avant de vous lancer à votre tour dans l'aventure. L'idée de ce test n'est donc pas de vous convaincre ou non de succomber à l'attrait de cet opus, mais seulement de faire le point sur tous les éléments qui font de Final Fantasy XII un RPG hors normes qui mérite largement la confiance et les espoirs que tant de joueurs ont placé en lui.

Malgré leur étendue, les environnements grouillent de vie.Les choix effectués par le studio Square Enix n'ont pas toujours fait l'unanimité, et pour se limiter à la série des Final Fantasy en particulier, la sortie des derniers épisodes en date a suffit à semer le trouble dans le coeur des plus fervents nostalgiques. Qu'il s'agisse du cas FFX-2 pour son approche à la limite du raisonnable ou du MMORPG FFXI snobé par les puristes, la saga de Sakaguchi ne suscite plus cette confiance aveugle que lui témoignaient les fans ces dernières années. Pour garantir son succès, FFXII se devait donc de trouver le juste compromis entre tradition et modernité, avec l'objectif de parvenir à surprendre son public sans pour autant se débarrasser de tout ce qui caractérise la saga depuis ses origines. Quant à savoir si le pari est réussi, la réponse me paraît évidente, même si chacun se fera seul juge de la valeur du jeu.

Apprenez à enchaîner les techniques de Myste.En passant entre les mains de Matsuno, l'univers de Final Fantasy XII ne pouvait que retrouver les couleurs enivrantes d'Ivalice, donnant ainsi l'occasion à l'auteur d'élargir encore plus sa vision d'un monde qui se limitait jusque-là aux épisodes Tactics et Tactics Advance. A mi-chemin entre la fantasy et la science-fiction, le titre baigne dans une atmosphère saisissante empreinte de grandeur et de variété. Sur fond d'une guerre entre royaumes propice aux complots et aux trahisons, Ivalice héberge une myriade de peuplades qui s'efforcent tant bien que mal de mener une existence paisible malgré les tensions qui les divisent. Dans un tel contexte, que l'on prenne le cas d'une princesse dépossédée de tout, d'un gamin obnubilé par ses rêves d'évasion, d'un pirate de l'air narcissique ou d'un ancien général en fuite, les enjeux sont tout autant sujets à compromis.

Le système de Gambits évite d'avoir à choisir systématiquement ses commandes dans le menu.L'histoire trouvera cependant le moyen de rassembler ces personnages unifiés par leur désir de justice et leur volonté de s'en sortir, mais ils ne seront pas les seuls à s'embarquer dans cette aventure à l'issue incertaine, et c'est seulement au prix de maints sacrifices qu'ils trouveront le moyen de retourner les cartes de leur destin. Que dire, sinon que le scénario de Final Fantasy XII est sans doute l'un des plus sérieux et des plus ambitieux que l'on ait pu voir dans un RPG. La trame évite ainsi de s'attarder sur des considérations superflues pour insister davantage sur les enjeux politiques et les tourments qui torturent les différents protagonistes de l'intrigue. Dans ces conditions, l'histoire se contente simplement d'esquisser les sentiments personnels de chacun en laissant le soin au joueur d'imaginer lui-même ce qu'il peut y avoir derrière les non-dits et les regards les plus expressifs.

Duel contre un juge à bord du vaisseau Leviathan.Il faut dire que Square Enix n'a pas lésiné sur les moyens pour rendre son nouveau FF absolument magnifique, poussant la PS2 dans ses derniers retranchements. S'il est vrai que l'aliasing nuit un peu à la qualité de l'image, on n'en reste pas moins stupéfait par la finesse des graphismes et la majesté des cinématiques en images de synthèse. Le plus incroyable est que la beauté de ces séquences renversantes n'atténue en rien la qualité des autres scènes réalisées avec le moteur du jeu. La modélisation des personnages affiche une somme de détails tellement faramineuse qu'on ne peut s'empêcher de zoomer constamment au plus près de l'action. L'univers non plus n'est pas en reste, puisque les paysages ont beau s'étendre à perte de vue, les environnements font tous preuve d'inspiration et procurent un sentiment de liberté qui faisait cruellement défaut aux derniers épisodes de la série. Explorer les territoires reculés d'Ivalice offre un dépaysement constant, le rendu choisi n'étant jamais trop réaliste pour éviter que le jeu ne se dépossède du charme de la fiction.

La grille des permis offre une personnalisation entièrement libre.C'est un fait, FFXII s'adresse à un public plus mature que les précédents volets de la série et n'hésite pas à mettre en avant une intrigue complexe et une atmosphère pesante, quitte à s'affranchir d'une certaine frange de joueurs surpris par le manque d'insouciance de cet opus. Cette approche inattendue se marie néanmoins parfaitement avec l'utilisation d'éléments appartenant directement à la mythologie de la série, le résultat obtenu n'étant jamais ni bancal ni mal assorti. Le bestiaire classique s'enrichit ainsi d'une multitude de créatures intimidantes qui savent s'organiser entre elles pour vaincre par le nombre. Les modifications radicales opérées dans le système de jeu rendent obsolètes la plupart des stratégies adoptées dans les anciens Final Fantasy. Désormais, il faut apprendre à réfléchir autrement, et aborder l'exploration d'une zone comme une véritable chasse où le meilleur moyen d'anéantir sa proie est de l'isoler pour éviter qu'elle ne fasse appel à ses congénères. Il faut garder à l'esprit que le jeu emprunte autant aux MMORPG qu'aux RPG traditionnels, et pas seulement dans le fait que les combats se déroulent en temps réel sans qu'il n'y ait de scission entre les phases de combat et d'exploration. Un bouleversement majeur qui risque forcément de perturber n'importe quel habitué de la série, mais qui se justifie au bout de quelques heures seulement, le temps de réaliser à quel point le système établi est réfléchi de manière à favoriser le plus possible le plaisir de jeu en évitant tout temps mort inutile.

Ivalice, la patrie des Chocobos.Pour rentrer dans des choses plus concrètes, il faut déjà parler du système de gambits qui constitue sans doute l'une des meilleures trouvailles de cet épisode. Ce n'est pourtant pas l'aspect le plus engageant de Final Fantasy XII, compte tenu de sa relative complexité, mais il est à ce point indissociable du système de combat qu'il serait hérétique de terminer le jeu sans l'exploiter au maximum. L'idée première est de permettre au joueur de s'affranchir des actions les plus récurrentes en les automatisant. Un menu vous autorise ainsi à programmer n'importe quelle action relative à tel ou tel personnage. En demandant aux membres du groupe d'attaquer systématiquement l'ennemi ciblé par le leader ou de lancer un sort de soin lorsque les points de vie d'un allié tombent en-dessous d'un certain seuil, vous n'aurez plus besoin de passer à chaque fois par le sous-menu pour valider au fur et à mesure les commandes d'action de vos personnages. Vous pourrez ainsi intervenir plus rapidement en cas d'imprévu, sachant qu'il est préférable d'opter pour un mode semi-actif qui fige le déroulement du combat le temps que vous choisissiez la commande voulue. Bien sûr, le système de gambits peut s'étendre à des choses plus spécifiques, comme utiliser tel objet pour rétablir le statut d'un allié victime d'une altération d'état, ou recourir à une magie en particulier si un ennemi est faible contre elle. En théorie, le système autorise une infinité de possibilités, la seule contrainte étant l'obligation d'acheter les gambits en question pour pouvoir les utiliser.

Plusieurs invitiés viendront se joindre temporairement au groupe.Tout s'achète dans Final Fantasy XII et l'argent ne s'obtient qu'en troquant les restes des ennemis vaincus aux marchants itinérants. D'autant que si les armes coûtent cher, il faut aussi économiser en parallèle pour s'acheter de nouvelles magies puisqu'elles ne s'obtiennent pas directement en montant de niveau. C'est là que la grille des permis entre en jeu, son rôle étant de limiter l'utilisation des pièces d'équipement et des magies à celles que vous aurez choisies de dévoiler pour chaque personnage individuellement. Le système permet ainsi de personnaliser de manière complètement libre l'évolution des membres de son groupe, même s'il faut combattre à n'en plus finir pour acquérir les points nécessaires à l'activation de tel ou tel permis. La grille est aussi l'endroit où vous pourrez débloquer les invocations des Eons que vous avez vaincus, sans oublier les mystes qui font office d'attaques spéciales. A l'instar des autres éléments évoqués dans ce paragraphe, la gestion des mystes mériterait d'être détaillée plus en profondeur, c'est pourquoi je me permets de vous renvoyer vers le dossier consacré à Final Fantasy XII pour toute information complémentaire, le test ne faisant que présenter les arguments du jeu sans s'attarder sur tel ou tel point en particulier.

Les trois personnages en réserve peuvent prendre le relais à tout moment.Vous imaginez bien qu'il y aurait encore bien des choses à dire sur ce titre, mais il est temps à présent de conclure. Les jours à venir, vous allez les passer avec un jeu qui vous fera oublier toute notion du temps, et il vous faudra sans doute une bonne centaine d'heures pour vous en remettre. Mais vous ne serez pas seul pour autant, car les rencontres faites en Ivalice ont ce quelque chose d'authentique qui vaut la peine d'y investir du temps pour s'y consacrer sans regret. Et lorsque vous saurez comment s'achève l'histoire, vous envierez ceux qui demain ou dans un mois, voire dans des années, lanceront le jeu pour la première fois pour s'aventurer à leur tour dans cet univers propice à l'imagination. Vous serez alors heureux, à ce moment-là, de ne pas être passé à côté.

Romendil, le 22 février 2007



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En Bref...Graphismes
19/20 FFXII est certainement l'un des plus beaux jeux de la PS2, obligeant la console à livrer le maximum de ses capacités. Les paysages s'étendent à perte de vue pour offrir un vrai sentiment de liberté qui manquait aux précédents volets de la série, les personnages sont modélisés avec une grande finesse de détails et les cinématiques sont toutes plus somptueuses les unes que les autres.
Jouabilité
17/20 Parce qu'il prend le risque d'apporter des bouleversements majeurs dans le système de jeu et dans le système de combat, cet épisode risque de dérouter les habitués. N'importe quel joueur devrait heureusement se rendre compte rapidement de l'efficacité des choix opérés, s'il prend la peine d'utiliser tous les nouveaux éléments mis à sa disposition.
Durée de vie
18/20 Le jeu s'efforce de briser toute linéarité au profit d'une liberté totale, ce qui permet au joueur de s'éloigner à tout moment de la trame principale pour se lancer à la recherche des Eons, la chasse aux monstres rares ou toute autre quête annexe dont regorge FFXII. La centaine d'heures de jeu sera largement dépassée si vous désirez percer à jour tous les secrets du soft.
Bande son
17/20 Sakimoto donne le meilleur pour livrer des compositions à la hauteur du jeu. A nouveau, on ne s'étonne pas vraiment que le doublage anglais soit imposé mais on aimerait une fois pour toutes que Square Enix nous laisse le choix avec la version originale. La traduction française est excellente, même si les noms de certains sorts et altérations d'état ne respectent pas toujours ceux de la série.
Scénario
18/20 Le sérieux de l'histoire et sa complexité la rendent d'autant plus passionnante, mais elle s'adresse à un public plutôt adulte et amateur de grandes fresques et rebutera peut-être les autres.
Note Générale
19/20 On pourra dire tout ce qu'on voudra, Final Fantasy XII est le fruit d'un travail d'acharnés et de passionnés dont la seule ambition est de donner vie à un univers fascinant, et accessoirement à l'un des RPG les plus mémorables que l'on ait vu sur console. Le résultat sera sûrement au-delà des attentes de la plupart des joueurs, à l'inverse il ne correspondra peut-être pas à ce que d'autres espéraient, mais la moindre des choses est d'aller jusqu'au bout pour se faire sa propre opinion.

vidéo : http://www.jeuxvideo.com/gaming_live/0000/00000696/final_fantasy_xii_ogir_yensa_f1q0.htm
# Posté le mercredi 14 mars 2007 04:56
Modifié le vendredi 16 mars 2007 16:18

jade empire

jade empire
Près de deux ans après la sortie de Jade Empire sur Xbox, Bioware se décide enfin à porter son jeu de rôle sur PC dans une édition aux graphismes retouchés et au contenu enrichi. L'essentiel du soft reste bien évidemment identique, mais il nous a semblé utile d'écrire un nouveau test pour juger le titre au regard de la production actuelle et non pas sur les qualités que nous avions soulignées à l'époque de sa première sortie. Voyons donc si Jade Empire a survécu au portage et surtout au poids des ans.

Avant d'entrer dans le vif du sujet et de parler du gameplay, qui a eu par le passé bien souvent du mal à franchir le cap console-PC, rappelons que le titre se déroule en pleine Chine impériale. Vous incarnez un apprenti en arts martiaux qui va devoir enquêter sur une mystérieuse invasion de morts-vivants qui commencent à investir le monde de Jade Empire. L'aventure sera aussi l'occasion d'en savoir plus sur vos origines et de rencontrer des personnages qui vous prêteront main forte. Il existe une douzaine d'alliés possibles, mais vous ne pouvez être accompagné que par un seul d'entre eux à la fois. Chacun procure évidemment des avantages spécifiques et vous pourrez facilement switcher de l'un à l'autre à tout moment. Leur comportement est aussi paramétrable, mais de manière très limitée, puisque vous pouvez juste choisir si vous souhaitez qu'ils attaquent ou si vous préférez profiter de leur bonus de soutien (plus de dégâts...).

Seule une infime minorité de PNJ a des quêtes pour vous.Pour ce qui est des différentes classes, tout est très simplifié. Vous pouvez en fait incarner quatre sortes de personnages : ceux qui sont spécialisés en magie, ceux qui préfèrent utiliser des coups rapides et précis, les gros bourrins (forts mais lents) et enfin les personnages équilibrés qui sont moyens en tout. De même pour les caractéristiques, ici point de dextérité, de charisme, de constitution, mais trois notions : le corps qui mesure votre résistance physique, l'esprit qui détermine la quantité de chi (le mana du jeu), et enfin la raison, qui influe sur la concentration dont vous disposez (c'est l'énergie nécessaire pour utiliser les aptitudes de combat). Bref, on a un peu l'impression d'avoir affaire à un jeu de rôle allégé à ce niveau-là, loin de la richesse d'autres titres PC. Remarquez, Jade Empire ne mise pas sur sa richesse, mais plutôt sur sa rapidité de prise en main et il met en avant les combats et non pas les possibilités de personnalisation de son avatar. On le constate aussi lorsqu'on voit qu'il n'y a quasiment pas de possibilité d'équipement. En fait, vous pouvez juste trouver ou acheter des cristaux qui s'enchâssent sur votre amulette et qui permettent de booster vos caractéristiques.

Il est possible d'acheter des styles de combat.La grande particularité de Jade Empire, celle qui avait fait sensation lors de sa sortie sur Xbox en 2005, c'est son système de combat. Il faut dire que ce dernier est assez particulier. Il faut commencer par choisir son style. Un style est soit une position de combat particulière, soit un sort, soit une arme. Une fois que vous en avez sélectionné un (par exemple le bâton), vous pouvez lancer deux attaques distinctes : l'attaque simple et l'attaque puissante. Evidemment, cette dernière utilise plus de concentration que l'attaque de base et il faut donc faire attention à la réserve dont on dispose. Il est possible de changer de style à tout moment pour par exemple utiliser un sort. Un bouton sert aussi à exécuter une parade et il est même possible d'éviter les coups adverses en opérant des mouvements rapides. Bref, ce système de combat est assez dynamique, même si on note une certaine raideur dans les commandes et une lenteur dans l'exécution des mouvements. Sur PC, vous pouvez utiliser une manette, mais aussi le couple clavier-souris. Et on doit bien admettre que le jeu s'adapte bien à ce mode de contrôle. Seule l'interface typiquement console à base d'onglets aurait peut-être mérité un lifting plus poussé pour mieux prendre en compte les possibilités offertes par la souris.

Les cinématiques sont trop nombreuses ce qui hache le rythme du jeu.En parlant des spécificités de cette version PC, vous vous demandez certainement quelles sont les nouveautés exclusives à ce support et qui justifient le sous-titre Special Edition. Par rapport à la Xbox, on a d'abord droit à des graphismes plus fins (encore heureux). Bon ne rêvez pas, on n'atteint pas le niveau d'un Oblivion ou d'un Gothic 3. Ca reste honnête, mais sur ce coup on sent tout de même l'aspect vieillot de certains décors. Au niveau du contenu ensuite, on a droit à une plus grande variété de styles de combat et à de nouveaux monstres, objets et armes. Bref, le portage est correct et on apprécie ces petits bonus. Remarquez, après deux ans d'attente, il aurait été honteux qu'il en soit autrement. Si comme nous l'avons vu, le côté baston est très présent, l'aspect rôle est aussi bien là par le biais de nombreuses quêtes principales ou secondaires. C'est en fonction de la manière dont on accomplit ces dernières que votre personnage changera d'alignement et ressemblera alors plus à un défenseur de la veuve et de l'orphelin ou à un individu qui ne pense qu'au profit sans se soucier des conséquences. Signalons que les différences entre les deux voies sont assez peu prononcées, l'aventure restant assez proche quel que soit votre choix.

Une phase de shoot'em up.De la baston, un aspect rôle, Jade Empire fait même preuve d'originalité grâce à l'inclusion de certaines phases de gameplay que l'on ne s'attend a priori pas à trouver. C'est par exemple le cas de courts passages de shoot'em up où il s'agira de tirer sur les adversaires alors que vous êtes aux commandes d'un très étrange objet volant. Cela permet de rompre un peu la monotonie, même si ces phases ne sont pas spécialement excitantes. Mais ce que l'on regrette en premier lieu en parcourant le monde de Jade, c'est le rythme fortement haché de l'aventure. En effet, les cinématiques sont beaucoup trop nombreuses et se déclenchent trop fréquemment. En plus, le côté exploration n'est pas très présent à cause de la linéarité d'ensemble. Un peu dommage, mais c'est assez caractéristique du jeu de rôle console où on est bien souvent plus guidé que sur PC (ce n'est pas toujours le cas bien évidemment). En définitive, le portage s'est néanmoins déroulé sans gros heurt même si on aurait pu s'attendre à un peu mieux sur le plan de l'interface, pas assez travaillée et sur les graphismes loin d'être à la hauteur de canons du genre sur nos ordinateurs.

Super.panda, le 06 mars 2007



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En Bref...Graphismes
13/20 Les graphismes sont plus fins sur PC que sur Xbox, mais au regard de la production actuelle, ils ont tout de même quelques lacunes sur le plan du niveau de détail des décors et des textures. Bon point en revanche pour les personnages, au design très réussi.
Jouabilité
14/20 Le portage est plutôt soigné et le titre prend en charge aussi bien les manettes que le couple clavier-souris. Hélas, on ressent bien l'influence console dans l'interface qui aurait mérité un remaniement complet pour le PC. Reste un système de combat original, mais qui pâtit un peu de la raideur et de la mollesse des mouvements.
Durée de vie
15/20 La durée de vie est très correcte et vous aurez de nombreuses heures de jeu devant vous, surtout si vous voulez accomplir toutes les quêtes secondaires.
Bande son
15/20 Du bon boulot. Les musiques sont jolies, les effets sonores efficaces et il faut quand même souligner la qualité du doublage français qui, pour une fois, est convaincant. Heureusement, car le jeu est très bavard.
Scénario
14/20 Le contexte de Chine impériale est sympathique et nous change un peu de ce que l'on a l'habitude de voir. Pour ce qui est des quêtes, on oscille entre le très bon et le nettement plus convenu.
Note Générale
14/20 Les deux ans d'attente qu'il a fallu concéder pour voir débarquer Jade Empire sur PC ont bien sûr été préjudiciable lorsqu'on connaît le niveau qui a été atteint depuis en matière de jeu de rôle sur nos chers ordinateurs. Néanmoins, le soft est tout de même un bon titre qui a conservé un certain charme grâce à son univers original et à ses personnages attachants.
# Posté le mercredi 14 mars 2007 04:51
Modifié le vendredi 16 mars 2007 16:22

new life

Il est difficile de passer à côté du battage médiatique fait autour de Second Life. En effet, il ne se passe pas une semaine sans que n'apparaisse un article dans un journal, une remarque à la radio ou encore un reportage à la télé. Souvent présenté comme un jeu vidéo, il nous a semblé nécessaire d'accorder à ce produit un dossier dans lequel nous allons démonter quelques idées reçues. A commencer par la première : non, Second Life n'est pas un jeu puisqu'il n'y a absolument rien de ludique dans ses mécanismes. Il s'agit en fait d'un univers virtuel en ligne dans lequel on évolue avec son avatar. On peut visiter le monde qui nous entoure, faire des rencontres avec les autres personnes présentes, acheter des vêtements... Mais il n'y a aucun but à atteindre, aucune quête, aucune mission autre que celle consistant à faire vivre sa vie à notre personnage. Bref, on pourrait presque qualifier Second Life de simple chat amélioré en 3D - une appellation un petit peu réductrice, il est vrai.

Pourquoi donc les médias s'y intéressent autant ? Il suffit d'aller consulter quelques articles ici et là pour s'apercevoir que trois aspects retiennent l'attention des journalistes. Le premier, c'est la possibilité qui nous est offerte de vivre une seconde vie, virtuelle celle-là. Le deuxième, c'est le fait que Second Life soit en prise directe avec la réalité. En effet, les marques, partis politiques et courants de tout bord y sont de plus en plus représentés et utilisent le produit pour faire leur promotion. Enfin, un troisième élément explique l'intérêt des médias : la possibilité de gagner de l'argent grâce à un taux de change appliqué par l'éditeur entre l'argent réel et l'argent virtuel. Du coup, c'est la porte ouverte à la vente ou à la location de services en tout genre, avec les dérives que cela peut entraîner. Evidemment, ce dossier n'a pas l'ambition d'être exhaustif sur tous les aspects de Second Life, mais a pour objectif de faire un tour d'horizon de ce que l'on peut trouver dans cet univers parallèle.
new life
# Posté le mercredi 14 mars 2007 04:50
Modifié le vendredi 16 mars 2007 16:17

Immortal Throne

Immortal Throne


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Excellent hack'n slash s'il en est, Titan Quest a, tout comme Diablo 2 en son temps, droit à son extension. Immortal Throne fait d'ailleurs beaucoup penser à Lord of Destruction. Tout comme pour le titre de Blizzard, il ajoute en effet un nouvel acte peuplé de monstres inédits, plein de nouveaux items et des améliorations au niveau du gameplay.

Ce que l'on remarque en premier lieu lorsqu'on commence une partie avec cet add-on, c'est la présence d'une nouvelle classe, ou plutôt d'une nouvelle maîtrise : celle des rêves. Et le moins que l'on puisse dire c'est que les développeurs ont tout fait pour la rendre très complète. En fait, elle a pour objet essentiel de déformer le monde autour de nous. Mais la limiter à cette fonction de troubler l'adversaire pour mieux le zigouiller serait un peu réducteur puisqu'elle propose aussi différentes compétences faisant des dégâts directs et quelques buffs. Bref, elle nous a semblé vraiment très efficace. Il est bien sûr possible de créer un nouvel avatar pour y avoir accès, mais vous pouvez aussi la prendre en tant que maîtrise secondaire si votre personnage existant n'en a pas encore choisi.

Ca commence à être tendu là...Ceux qui souhaiteraient recommencer le jeu de base ne devraient pas s'ennuyer puisque de nouvelles quêtes ont été ajoutées en Grèce et en Egypte. En outre, plein de petits ajouts au niveau du gameplay rendent l'expérience encore plus agréable. Ainsi, on voit apparaître deux nouveaux types de PNJ dans certaines villes : les enchanteurs et les caravaniers. Les premiers permettent de créer de puissants artefacts, pour peu que vous ayez la recette et les ingrédients nécessaires. Ces artefacts sont un tout nouveau type d'items qu'il faut équiper comme n'importe quel bouclier, casque, arme... Vous ne pouvez donc profiter des bonus que d'un seul de ces artefacts à la fois. Quant aux caravaniers, ils ont deux utilités. La première, c'est de servir de coffre de stockage et la seconde, c'est de permettre le transfert d'objets entre vos personnages. Je m'explique. Imaginez que vous ayez deux avatars distincts : un lanceur de sorts et un guerrier. Mettons que le premier trouve une hache puissante qui serait parfaite pour votre combattant de mêlée. Il vous suffit de vous adresser au caravanier qui stockera la hache et vous la retrouverez ensuite dans la partie de votre guerrier. Cette fonctionnalité est vraiment pratique et va rendre jaloux les possesseurs de Diablo 2.

L'arbre de la nouvelle compétence "Rêves".Le gros morceau d'Immortal Throne reste néanmoins le nouvel acte qu'il propose. D'une taille comparable à celui de la Grèce, il nous entraîne dans le monde des enfers. Vous ne pouvez y accéder qu'une fois que vous avez terminé le jeu de base. Les dieux ont décidé de se retirer du monde et de laisser les humains prendre en main leur destinée mais le joueur s'aperçoit qu'une menace venue des enfers se profile à l'horizon. Des créatures des ténèbres commencent à sortir de leur tanière. Il va donc falloir descendre au coeur des enfers pour trouver l'origine de l'invasion. Evidemment, de nouveaux monstres sont au menu, ainsi que des objets inédits plus puissants que ceux du jeu de base. La limite de niveau se trouve aussi augmentée puisque désormais votre personnage pourra parvenir au level 75. Utile pour ceux qui ont déjà atteint le niveau maximum dans Titan Quest et qui voudraient néanmoins visiter les nouvelles zones en continuant de faire progresser leur avatar. Ajoutez à ces nouveautés quelques autres petits plus comme la possibilité d'acheter de puissants parchemins utilisables une seule fois et un tri automatique des items dans l'inventaire et vous comprendrez qu'Immortal Throne va certainement trouver très facilement son public. Certes, il ne révolutionne en rien le concept du jeu de base, mais il permettra d'augmenter sa
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# Posté le mercredi 14 mars 2007 04:47
Modifié le vendredi 16 mars 2007 16:15

Warhammer : Mark of Chaos !!

Warhammer : Mark of Chaos !!
Difficile de sortir juste après l'excellent Medieval II : Total War, un des meilleurs jeux de stratégie de l'année au niveau de l'intérêt tactique des batailles qui se déroulent à grande échelle avec plusieurs centaines d'unités. C'est pourtant ce qui arrive à Warhammer : Mark of Chaos qui fait fortement penser au titre de The Creative Assembly, mais qui s'en éloigne cependant par plusieurs de ses aspects. Les combats font en effet entrer en jeu moins d'unités, il y a une plus grande linéarité et surtout, l'univers heroic fantasy est très différent du contexte Moyenâgeux.



Car c'est bien le monde dans lequel se déroule Warhammer : Mark of Chaos qui constitue son principal atout. Fidèle à la célèbre licence du jeu de plateau Games Workshop, on a deux campagnes solos qui vous font prendre le contrôle des deux camps qui s'affrontent depuis de nombreuses années : l'Empire, où vous contrôlez les troupes humaines et leurs alliés elfes, et le Chaos où vous présidez à la destinée des orques et autres skavens. L'histoire de ces deux camps est racontée essentiellement sous la forme de textes entre les missions, mais aussi de petites cinématiques qui s'affichent hélas dans un tout petit cadre. Elles se révèlent en outre assez floues si bien qu'on a un peu de mal à bien entrer dans le scénario qui reste de toutes façons très classique puisqu'il met en relief l'éternel affrontement du bien contre le mal.

Les elfes sont les rois du tir à l'arc.Le déroulement de l'aventure se fait de manière très linéaire et c'est d'ailleurs l'une des différences essentielles avec Medieval II. En effet ici, la carte générale ne permet pas de choisir à proprement parler le lieu où l'on souhaite envoyer ses troupes puisqu'il n'y a qu'un seul chemin à suivre. De même, il n'y a pas non plus tout l'aspect gestion de ville que l'on a vu dans Medieval 2. Dans Warhammer, on ne fait que déplacer son héros sur la case suivante pour participer à la prochaine bataille. Bref, ce n'est qu'une succession de combats auxquels on doit participer. C'est ce côté linéaire qu'ont tenté de gommer les développeurs en incluant sur la carte certains embranchements. Mais ceux-ci ne permettent que de participer à une bataille facultative avant de rejoindre le chemin principal. Dans les faits, il est toujours conseillé de s'y plier puisque ce combat secondaire vous permettra de trouver de nouveaux objets et de l'or en plus pour équiper vos troupes.

Dans certaines missions, vous ne pourrez contrôler que vos héros.Votre armée ne restera pas identique du début à la fin de la campagne puisque vous pouvez l'améliorer grâce à l'or amassé. Sur la carte générale se trouve en effet des villes dans lesquelles vous pouvez enrôler de nouvelles unités, mais aussi acheter différentes améliorations pour chacune de vos escouades : armures, armes... Mais tout cela reste assez limité. Vos héros peuvent eux aussi en bénéficier. Vous pouvez les équiper avec les objets que vous obtenez au cours des batailles. Ils ont aussi un inventaire, ce qui vous permet de ramasser (ou d'acheter) différents items qui se destinent à être utilisés en situation de combat comme les potions de soin ou de mana. Ces dernières sont très utiles pour faire le plein de magie et pouvoir lancer des sorts. Un gros défaut est présent concernant les objets : il est impossible de les transférer d'un inventaire à l'autre. Problématique lorsqu'un guerrier a ramassé par accident une robe de mage, surtout que l'on ne sais pas avant de l'avoir dans son inventaire quelle sera la nature d'un item laissé au sol par un ennemi mort. Autre problème, une fois que vous aurez accompli votre mission, le jeu affichera d'emblée un message de victoire sans vous avoir laissé le temps de ramasser tous les objets de la carte. Un peu dommage. On aurait préféré avoir le choix de passer à la prochaine mission ou de rester sur la même carte en attendant de l'avoir explorée à fond.

Graphiquement, c'est très honnête, même si on n'est pas au niveau de Medieval II : Total War.L'un des points forts du titre, c'est que vos héros gagnent de l'expérience au fil des victoires et en franchissant un niveau, vous gagnez des points que vous pouvez dépenser pour acheter une nouvelle compétence. Tout comme dans un jeu de rôle, on dispose à cet effet de trois arbres de compétences. Pratique pour avoir des personnages dont les aptitudes sont conformes à votre façon de jouer. Il est indispensable de booster ses héros, car outre leur grande importance pendant les batailles (ils sont beaucoup plus puissants que les unités de base), ils auront aussi à participer à des duels. Certaines missions vous permettront en effet de n'utiliser que ce type de personnage. Et là, vous avez intérêt à avoir des potions sous la main et à savoir déclencher au moment le plus opportun vos compétences pour l'emporter. Au sujet des batailles avec les armées, elles sont assez proches de titres comme Medieval 2 : Total War en cela que vous ne contrôlez pas directement chacune de vos unités mais des groupes (les chasseurs, les hallebardiers...). En revanche, on est déçu par certains aspects. En premier lieu par l'absence de pause active qui nous aurait permis de pouvoir bien réfléchir à la tactique à adopter. A cause de cela, les combats de Warhammer : Mark of Chaos s'avèrent être assez brouillons et bourrins.

Pas de doutes, nous sommes bien dans un jeu heroic fantasy.Autre déception, la taille des armées que l'on peut avoir sur le champ de bataille est bien moins importante que dans Medieval II : Total War. Remarquez, le moteur 3D paraît totalement incapable d'en gérer plus tant il s'est avéré gourmand en ressources. Les problèmes de framerate sur les cartes où il y a de nombreuses unités sont donc monnaie courante et dans ces conditions ce n'est pas très agréable à jouer. Une grosse configuration est indispensable pour faite tourner le jeu correctement. Mais le plus gros problème se situe au niveau de l'intelligence artificielle des ennemis totalement dénuée de bon sens. Avec les elfes (qui peuvent avoir une portée à l'arc bien supérieure à la normale), vous pouvez très bien tirer sur vos ennemis à distance sans que ces derniers ne bougent. Facile dans ces conditions de décimer les troupes adverses sans risque. Moins grave, mais révélateur sur le plan de la finition, de rares textes sont restés en anglais et ceux qui sont en français débordent parfois de leurs boîtes de dialogues.

Les trois arbres de compétences d'un de mes héros.Au niveau du contenu aussi on ne peut être qu'un peu déçu. Outre les deux campagnes, on a aussi un mode multijoueur et escarmouche. Hélas, seules neuf cartes sont disponibles dont une seule pour le mode siège. C'était pourtant le mode le plus intéressant car on peut y faire s'affronter deux équipes : une qui attaque et une qui défend. Ce nombre de cartes est peu faiblard comparé à la concurrence. Au début de la partie, on remarque néanmoins une option agréable qui permet de personnaliser son armée. Chaque joueur dispose d'un montant en or identique et c'est avec ça qu'il doit acheter ses escouades et héros et les améliorer comme il le souhaite. On a accès à quatre factions : l'Empire (humains et nains en gros), le Chaos (orcs, gobelins, trolls...), les Skavens (hommes-rats) et les Hauts-Elfes. Il faut savoir que chaque peuple est subdivisé en trois factions qui ont chacune quelques spécificités. Bref, on peut réellement former sa propre armée et elle a peu de chance d'être la copie conforme de celle de votre adversaire. Au final, Warhammer : Mark Of Chaos pourra convenir aux fans de cet univers, mais les amateurs de jeu de stratégie doivent plutôt se tourner vers Medieval II : Total War, beaucoup plus riche à tout point de vue.


Super.panda, le 28 novembre 2006



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En Bref...Graphismes
14/20 Si les unités sont convaincantes, ce n'est pas le cas des décors aux textures peu détaillées. En outre, les effets de sorts sont décevants et la fluidité n'est pas au rendez-vous lorsque de grosses armées s'affrontent. Problématique en multijoueur.
Jouabilité
13/20 On peut presque se demander où est la stratégie dans ce jeu car l'IA laisse vraiment à désirer. Il arrive ainsi que l'on puisse décimer une escouade ennemie avec nos archers parce que nos adversaires ne bougeront pas pour voir d'où vient l'attaque. En outre, l'aspect tactique est limité car il est impossible de donner des ordres en mode pause. Reste que la personnalisation des héros est agréable et que l'on prend un malin plaisir à utiliser leurs compétences spéciales.
Durée de vie
13/20 Les deux campagnes solos sont très linaires et pas forcément très palpitantes à cause des missions assez répétitives. En outre, il y a beaucoup trop peu de cartes pour le multijoueur : neuf au total dont une seule pour le mode siège.
Bande son
14/20 Les doublages en français sont tout à fait corrects, de même que les bruitages. Les musiques pour leur part se sont avérées être un poil répétitives.
Scénario
12/20 Un scénario sans génie qui utilise encore une fois l'éternelle lutte du bien contre le mal. De plus, la narration ne suit pas à cause de cinématiques floues qui s'affichent dans de minuscules fenêtres.
Note Générale
13/20 N'ayons pas peur des mots, Warhammer : Mark Of Chaos se fait littéralement atomiser par Medieval II : Total War aussi bien du point de vue du contenu que de l'intérêt tactique des batailles. Reste cependant que le titre pourra peut-être convenir aux inconditionnels de l'univers Warhammer grâce à la possibilité de personnaliser très finement son armée et ses héros.

une vidéo ( tro bien ) : http://www.jeuxvideo.com/videos_editeurs/0000/00008646/warhammer_mark_of_chaos_f1q0.htm
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# Posté le samedi 10 mars 2007 07:31
Modifié le vendredi 22 juin 2007 14:26